Voiture, bus, navettes maritimes, taxis: ce qui marche vraiment pour circuler sur l'île, et ce qui déçoit.

Soyons directs: la Martinique se visite mal sans voiture. L'île est montagneuse, les sites naturels sont dispersés, et le réseau de transport en commun, pensé pour les trajets domicile-travail, dessert peu les plages et les sentiers. Mais selon votre programme, des alternatives existent, et certaines, comme les navettes maritimes de la baie, sont même un plaisir en soi.
Les routes principales sont bonnes, la conduite est à droite et le code est le même qu'en métropole; seules changent les habitudes. On klaxonne brièvement dans les virages aveugles des routes de montagne, on laisse passer celui qui monte, et l'on prend son mal en patience dans l'agglomération de Fort-de-France aux heures de pointe, où l'unique axe littoral sature matin et soir. Deux réflexes épargnent bien des contrariétés: éviter de traverser Fort-de-France entre 7 h et 9 h et entre 16 h et 18 h 30, et ne jamais rien laisser de visible dans un véhicule stationné près des plages.

Centre de l'île, côte caraïbe
Voir la météoLe stationnement des sites naturels se joue tôt: à l'Anse Dufour, aux Salines ou à l'Anse Couleuvre, les petits parkings se remplissent en début de matinée le week-end.

Entre Fort-de-France et la Pointe du Bout, la navette maritime transforme un trajet embouteillé en traversée de vingt minutes avec vue sur la baie. Pour qui loge aux Trois-Îlets, c'est l'accès malin au Grand Marché et à la bibliothèque Schœlcher, sans se soucier du stationnement foyalais. Des liaisons desservent aussi l'Anse Mitan et l'Anse à l'Âne: horaires à vérifier sur place, le service évoluant selon la saison.

Les Trois-Îlets, baie de Fort-de-France
Le réseau de bus relie les bourgs le long des grands axes, à des tarifs modestes; il rend service pour un trajet de bourg à bourg, beaucoup moins pour rejoindre une plage isolée ou un départ de sentier. Les horaires du soir et du dimanche sont clairsemés. Les taxis, eux, fonctionnent bien mais pèsent sur le budget dès que la distance s'allonge: on les réserve à l'aéroport, aux soirées, et aux dépannages.
Le vélo reste une affaire de sportifs avertis: relief exigeant, chaleur et circulation dense sur les axes. Le scooter séduit dans les zones balnéaires, avec les mêmes précautions que partout sous les tropiques: casque, prudence sous les averses, et gourde.
L'aéroport Aimé Césaire est au Lamentin, au centre de l'île: comptez environ trois quarts d'heure vers Sainte-Anne, une petite heure vers Saint-Pierre selon le trafic. Les loueurs sont sur place ou à quelques minutes en navette; les taxis attendent en façade. Arriver de nuit ne pose aucun problème particulier, les axes principaux étant bien éclairés.

Un séjour posé sur une commune bien équipée, comme Sainte-Anne ou la Pointe du Bout, fonctionne sans voiture, avec excursions organisées pour rayonner. Un circuit complet de l'île, non: les sites naturels sont trop dispersés.
Petite. Les routes de montagne sont étroites, les places de parking comptées, et les citadines passent partout. On ne monte en gamme que chargé de matériel ou nombreux.
Les liaisons principales de la baie fonctionnent à l'année, avec des fréquences renforcées en saison. Les horaires exacts évoluent: vérifiez-les sur place ou auprès de votre hébergement le jour même.
Ponctuellement, aux abords du Lamentin et sur la route des plages du sud les dimanches de haute saison. Rien de comparable toutefois à l'agglomération centrale aux heures de pointe, qu'on apprend vite à contourner par les horaires.
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