Sud farniente, nord volcanique, côte atlantique: sept jours organisés pour voir l'île sans courir.

Une semaine, c'est court pour une île qui change de visage tous les vingt kilomètres. La bonne stratégie tient en une phrase: dormir dans deux camps de base au lieu de déménager chaque soir, et accepter de ne pas tout voir. Voici la répartition qui fonctionne, testée dans les deux sens.
L'arrivée se fait par le sud, le plus simple depuis l'aéroport. Premier jour tranquille entre la Pointe Marin et le bourg de Sainte-Anne, histoire d'atterrir. Deuxième jour pour la Grande Anse des Salines tôt le matin, puis l'Anse Figuier ou le mémorial Cap 110 au Diamant l'après-midi. Troisième jour côté Anses-d'Arlet: le bourg et son ponton, la baignade avec les tortues à l'Anse Dufour, le coucher de soleil à Grande Anse.

On remonte vers le nord par la côte caraïbe, et c'est une journée de route volontairement lente: arrêt aux Trois-Îlets le matin, traversée de Fort-de-France en milieu de journée pour le Grand Marché et la bibliothèque Schœlcher, puis la route jusqu'à Saint-Pierre pour la fin d'après-midi, quand la lumière tombe sur la baie.
Cinquième jour pour la montagne Pelée par l'Aileron, en partant au lever du jour; l'après-midi se récupère sur le front de mer de Saint-Pierre ou dans les ruines de 1902. Sixième jour pour le grand nord: la route jusqu'à Grand-Rivière par Basse-Pointe, ou la version caraïbe par Le Prêcheur et l'Anse Couleuvre. Les deux se valent; la première est plus rurale, la seconde plus sauvage.


Le Morne-Rouge, Nord
Le retour vers le sud se fait par la route de la Trace: le Jardin de Balata le matin, la forêt tropicale en descente douce vers Fort-de-France, et l'avion ou une dernière plage selon l'horaire.

Route de la Trace, Fort-de-France


Ce programme laisse de côté la presqu'île de la Caravelle et la côte atlantique. C'est le prix d'une semaine sans course. Si vous avez neuf ou dix jours, insérez la Caravelle et le tombolo de Sainte-Marie entre les jours 5 et 6: c'est l'ajout qui change le plus la couleur du voyage.
Pour ce circuit, oui. Le réseau de transport en commun dessert mal les sites naturels, et les navettes maritimes ne couvrent que la baie de Fort-de-France. Seul un séjour posé sur une seule commune se conçoit sans voiture.
La saison sèche, de décembre à mai, offre le temps le plus fiable. L'été et l'automne sont plus verts, plus chauds et plus arrosés, avec un risque cyclonique à surveiller entre août et octobre. Le Tour des Yoles, fin juillet, est un excellent prétexte à lui seul.
Oui, rien ne l'interdit. Commencer par le nord donne des jambes fraîches pour la Pelée, mais finir par les plages du sud rend le retour à l'aéroport plus simple le dernier jour.
Le sud concentre l'essentiel de l'offre hôtelière. Dans le nord, les gîtes et petites structures dominent, souvent avec un accueil plus personnel. Réservez le nord en premier: l'offre y est plus limitée.
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