Tout au nord, là où la route s'arrête: un village de pêcheurs entre la Pelée et l'Atlantique.

Grand-Rivière est une fin de route. Après Basse-Pointe et Macouba, la départementale descend en lacets serrés entre les falaises et débouche sur un village posé entre l'embouchure d'une rivière, une plage de sable noir et l'océan qui cogne. Derrière, les pentes de la Pelée ferment tout. On ne traverse pas Grand-Rivière: on y va, ou on n'y va pas.
La vie du bourg s'organise autour de la pêche. Les yoles et canots colorés tirés sur la cale, les filets qui sèchent, le retour de mer en fin de matinée: c'est l'un des derniers endroits de l'île où cette économie se voit à l'œil nu. Les femmes de pêcheurs ont fait la réputation gastronomique du village: quelques tables servent un poisson grillé qui justifie à lui seul le déplacement.


Extrême nord, entre la Pelée et l'Atlantique
Voir la météoMarcher, d'abord. De Grand-Rivière part la trace côtière vers l'Anse Couleuvre et Le Prêcheur: dix-huit kilomètres de sentier sans route, l'une des plus belles randonnées des Antilles. Beaucoup la font dans l'autre sens, mais partir de Grand-Rivière au lever du jour, avec la fraîcheur, a ses partisans.
Regarder, ensuite. Le point de vue sur les falaises, l'îlet la Perle au large, la houle atlantique qui entre dans l'embouchure: le village est un balcon sur la partie la plus sauvage de l'île.


De Grand-Rivière au Prêcheur
Basse-Pointe et Macouba, accrochées aux falaises, méritent l'arrêt: églises anciennes, plantations de bananes en balcons sur l'Atlantique, et l'une des distilleries les plus septentrionales de l'île.
Tapez au moins 2 lettres: une plage, une commune, une envie